Dunkerque avait été cédée aux Anglais en 1658 pour prix de leur alliance contre l’Espagne. Mais lorsque le roi Charles II retrouva son trône, il eut besoin de l’aide de la France. De plus, l’entretien de la ville et la construction de fortifications coûtaient très cher. Louis XIV put donc racheter Dunkerque pour la somme de 5 millions de livres, le 27 octobre 1662. Les Anglais quittèrent Dunkerque le 29 novembre et Louis XIV y fit son entrée le 2 décembre. Sur cette oeuvre de Frans Van der Meulen (1632-1690) on voit dans le fond la ville et le port de Dunkerque, aux aménagements encore sommaires. On remarque notamment des bâteaux en construction.
Alphonse Bergerot, fils de directeur des contributions indirectes, commence sa carrière professionnelle dans l’administration des douanes. Il prend fonction en Algérie et participe à l’organisation des services civils de la colonie. À son retour en France, il est nommé à Lille et épouse la petite-fille du riche industriel textile André Colombier-Batteur. Il se consacre alors à l’action politique locale et se fait élire maire, en 1852, à Esquelbecq, lieu où la famille Colombier possède l’antique château seigneurial. Il demeure maire de cette commune pendant 56 ans. Catholique fervent, il est de toutes les œuvres locales de charité et fonde la société locale de secours mutuel. Conseiller d’arrondissement dès 1852, il siège au conseil général (canton de Wormhout) en 1869. Souffrant d’une implantation trop locale, il n’accède à la députation qu’en 1880 à la faveur d’une élection partielle, après avoir échoué précédemment. Il siège à droite, est réélu par trois fois, mais exerce une faible activité législative et se retire de la scène politique nationale en 1893.
Les parlementaires du Nord-Pas-de-Calais sous la IIIe République, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2000, pp. 165-166.
Il décède le 11 février 1912 au château d’Esquelbecq à l’âge de 92 ans.
Auguste (1861-1841), reprend l’héritage politique de son père en devenant à son tour maire d’Esquelbecq (1908-1941), conseiller général (1925-1931) et député (1928-1932).
Carte extraite du livre de l’abbé D. Carnel, Le dialecte flamand de France, étude phonétique et morphologique de ce dialecte tel qu’il est parlé spécialement à Bailleul et ses environs, publié en 1891.
Webster (1878-1970) est un peintre graveur américain qui étudia l’art à Paris au début du XXe siècle.
Durant la première guerre mondiale, il s’engagea dans les services de santé des armées françaises. C’est durant cette période qu’il se prit de passion pour les moulins à vent encore nombreux dans le nord de la France.
Dans les années 1920 et 1930, il parcoura la France, accompagné de sa femme Germaine Huard, pour photographier et dessiner les moulins à vent.
Ses fiches descriptives notamment celles sur les moulins de la Flandre française – conservées à la Bibliothèque Nationale – sont d’une grande richesse pour l’historien des moulins.