Un journal catholique et conservateur à Steenvoorde : Le Patriote des Flandres

Rubrique : Notes - Etiquettes : , ,

Nous ne possédons maleureusement plus de collection complète de ce journal. Quelques numéros sont conservés aux Archives départementales du Nord. Quant à la collection présente à la Bibliothèque nationale, elle est en mauvais état et n’est plus communicable aux chercheurs pour l’instant. Les anciennes éditions du Houtland, qui ont publié plusieurs ouvrages en s’appuyant sur des articles parus dans le Patriote des Flandre, possédaient une collection assez complète. Nous ne savons pas ce qu’elle est advenue à notre grand regret.

Fondé en 1910 par Georges Lefever, imprimeur à Steenvoorde, Le Patriote des Flandres dont le titre complet est « Le Patriote des Flandres, journal de Steenvoorde et de l’arrondissement d’Hazebrouck », est un hebdomadaire, paraissant le samedi soir à Steenvoorde et le dimanche dans le reste de l’arrondissement d’Hazebrouck. De format 55 cm sur 39 cm, son premier numéro est daté du 4 décembre 1910. Il disparait en mai 1940 au moment de l’invasion allemande ; son dernier numéro est daté du 19 mai 1940. L’imprimerie était située rue de l’église jusqu’au 26 avril 1922, date à laquelle elle s’installe 39 place Saint-Pierre, près de la poste1. Les presses ont été achetées en Belgique – un comble pour un journal qui se dit patriote ! La distribution se fait par correspondance, chez un dépositaire2 à Steenvoorde et le dimanche à la porte de l’église Saint-Pierre.

Lire la suite…

Le klockhuis d’Eecke

Rubrique : Notes - Etiquettes : , ,
Eecke - L'église et sa klockhuis

La Flandre française possèdent encore deux Klockhuis ou maison des cloches, l’un à Eecke, l’autre à Hardifort. Il en existait autrefois à Berthen (disparu vers 1875), à Flêtre (détruit en 1903 après la construction du nouveau clocher), à Winnezeele et à Wallon-Cappel.

Lire la suite…

L’ancien château Breda à Terdeghem

Rubrique : Notes - Etiquettes : ,
Terdeghem - l'ancien château Breda démoli en mars 2022.

Construit en 1835, le « château » Breda ou « Villa della Breda », situé sur la commune de Terdeghem, est à son origine un édifice destiné à accueillir une société d’agriculture du canton de Steenvoorde, qui malheureusement ne verra jamais le jour faute du soutien des autorités et des propriétaires ruraux locaux. En 1836, son propriétaire – un certain Yves Boone1 – décide de consacrer le rez-de-chaussée à l’établissement d’un café-auberge. Des écuries et des cuisines étaient jointes au bâtiment jusqu’à leur destruction lors de la Première Guerre mondiale. En 1844, Yves Boone vend la bâtisse à Yves Bollaert.

Lire la suite…

L’épidémie de choléra à Watten en 1848 et 1849

Rubrique : Notes - Etiquettes : ,

Le choléra fait son apparition à Watten en octobre 1848 (La première victime décède le 31). L’épidémie avait atteint Dunkerque en septembre et Holque quelques jours auparavant (le 24). Elle se répandit dès lors dans les cantons de Bourbourg et de Gravelines : Bourbourg est touché le 3 novembre, Bourbourg-Campagne, le 4, Gravelines, le 17 et Looberghe, le 22 décembre. Après un répit hivernal, le choléra refait son apparition durant l’été, touchant à nouveau Watten, Bourbourg-Campagne et Gravelines, et frappant également les communes de Lederzeele-Nieurlet et Saint-Pierre-Brouck.

Lire la suite…

L’église Saint-Thomas-de-Cantorbery à La Motte-au-Bois

Rubrique : Notes - Etiquettes : , ,

Ce lieu de culte dédié à Saint-Thomas de Contorbery est construit au hameau La Motte-au-Bois vers 1830-1834 dans un style néoclassique.

Cette église remplace une vieille chapelle qui appartenait au Château de la Motte au Bois.

En 1928, l’architecte Louis-Marie Cordonnier est missionné pour transformer l’entrée du petit édifice. Il plaque, sur la façade, le portail démonté de la chapelle du fort Saint-Louis, d’Aire-sur-la-Lys.

Fortement endommagée lors de la Seconde Guerre, la chapelle sera restaurée en 1947.

Lire la suite…

Promenade à travers la Flandre maritime en 1891

Rubrique : Notes - Etiquettes : , , ,

Le texte que nous reproduisons a été prononcé le 22 février 1892 par Pierre Bernard (1859-1899), jeune professeur de médecine à l’Université catholique de Lille, lors d’une conférence faite au cercle saint Léonard.

Passionné par la photographie, Pierre Bernard réalisa de nombreuses prises de vue ethnographiques sur plaques de verre et sur gravures.

Durant l’été 1891, il parcoura la Flandre pour photographier « les églises, les châteaux, les monuments offrant un intérêt quelconque au point de vue de l’histoire du pays ».

Si ces photographies sont d’une grande richesse descriptive – de nombreux monuments ont en effet disparu ou ont été fortement endommagés – le texte de Pierre Bernard apporte aussi de précieux éclairages sur l’histoire de notre Flandre à la fin du 19e siècle.

Bonne lecture.

Lire la suite…